Le soleil de San Pedro tape sur les vitres sales
Et moi je fixe ce bout de tissu rouge
Coincé entre le matelas et le mur
C’est pas à moi
C’est à une de celles qui sont passées par là
En laissant un peu de parfum et beaucoup de désordre
Le problème des nuits qui se ressemblent
C’est qu’on finit par perdre le fil des propriétaires
Elle, elle n’appelle pas
Elle doit se dire : « C’est chez qui déjà ? »
Ou alors elle a trop de fers au feu
On est deux amnésiques de la luxure
Moi avec ma trouvaille
Et elle avec son courant d’air
Peut-être même que l’un de nous deux
A feint de croire que c’était unique
On va laisser ça dans un tiroir
C’est plus sûr que de lancer un avis de recherche
Et de passer pour le type qui ne sait plus
Qui a laissé quoi sur son champ de bataille_
Buko
_____ ____ ___ __ _
Tu veux lire la nouvelle issue de ce poème ? C’est ici.
Et La Diagonale Du Vide (Carnets de route de Buko Domingo), c’est là.

Répondre à Avis de Recherche Anonyme – la nouvelle – LES CHRONIQUES DE 3h33 Annuler la réponse.