L’écran me bousille les yeux
Trop de blanc
Des visages comme des fesses de bébé
C’est une foire aux viandes
On y vend du frais
On y vend du rêve à crédit
Moi, je pose le sac
Je lâche l’affaire
Je ne rentre plus le bide
C’est fini
Ce n’est pas de la sagesse de vieux con
C’est juste que les ressorts sont morts
La mécanique grince
Le menton vire au blanc de poulet
La neige dévale sur mes joues
Poil après poil
Un désastre lent
On ne négocie pas avec le calcaire
On ne discute pas avec la rouille
Je laisse aux mômes le néon bleu
La chasse aux clics
Le vent dans les voiles de soie
Moi je garde mon cuir tanné
Mes rides comme des fossés de guerre
Je ne suis plus sur leur pellicule
Je suis affalé dans mon siège
Ma gueule est un fait accompli
On n’aura plus à me « liker”
On m’encaisse en plein front_

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