Je vais sans le cadran
Sans le métal au poignet
Sans le poids dans la poche
Sans ponctuation

Si le soleil décline
Si le doute s’installe
Je demande. « Pardon, monsieur, l’heure ? »
Et l’heure me vient, offerte
Par une bouche étrangère

Je n’ai pas de domicile électrique
Pas de boîte où l’on dépose
Des lettres sans papier

Si la voix me manque
Si l’appel devient nécessaire
Je tends la main
J’emprunte l’appareil
Le plastique est chaud
D’une conversation précédente

Je marche léger
Je suis l’homme qui passe
Et qui n’attend aucun signal
C’est une forme de luxe
Ou une façon de rester
Exactement là où je suis_

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