Sous le ciel de métal, la neige, ce linceul bienvenu
Refuse de couvrir Paris de sa blanche froideur
L’enfant gâté sourit mais l’homme reste seul
Traînant dans le joyeux brouhaha sa secrète douleur
L’or brille aux étalages, niant voire insultant la misère
Et les courants d’air de décembre, ces vents-violons,
Grincent un air de défaite au passant éphémère
Qui cherche dans le vin à bulles tiède un abandon urbi et orbi
Ô fangeuse cité ! Tes lampions, tes néons, tes diodes de fête
Sont des yeux de démons brillant parmi les phares piétinant et pressés
Noël n’est qu’une figure imposée de plus qui nous courbe la tête
Un parfum de paradis…
Pour le dernier des tocards qui mendie sa place dans la norme_

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